Notions de théâtre

Au théâtre, il y a les italiennes et les allemandes.

Évidemment, nous ne parlons pas des actrices… Mais bien des répétitions théâtrales.

Les italiennes et les allemandes sont les surnoms que l’on donne à deux types de répétitions.
Pas les répétitions du début mais plutôt celles de la fin, lorsque le spectacle est monté
et qu’il faut préciser certaines choses ou stimuler sa mémoire.

Une italienne est un déroulé accéléré du texte de la pièce.
les comédiens récitent le texte intégral de la pièce à toute vitesse, d’une voix neutre et sans faire le jeu de scène.
On fait des italiennes très souvent, tout au long des répétitions et même des représentations du spectacle.
Le but est d’entraîner la mémoire de chacun et d’éviter les trous en répétant le texte et en enchaînant les répliques le plus rapidement possible.

Une allemande est un déroulé accéléré de la mise en scène de la pièce.
Les comédiens répètent le jeu de scène à un rythme très rapide.
Ils font les déplacements importants ainsi que les entrées et sorties de scène en lançant quelques répliques sur un ton neutre.
On pratique ce genre de répétition en général avant une première représentation dans un nouveau lieu.
Le but premier est de caler tous les déplacements par rapport aux lumières,
au texte et au décor afin que tel comédien ne se retrouve pas à jouer dans le noir,
que tel élément de décor soit bien sous les projecteurs prévus,
que les accessoires se trouvent à leur place et que les acteurs ne se cognent pas lors de leurs entrées et sorties
ou ne se donnent pas de claque en voulant se caresser la joue.

Les différents types de paroles.

Le monologue : C’est le discours d’un personnage seul (ou qui se croit seul) sur scène.
En exprimant l’intériorité du personnage, il souligne souvent un conflit ou une tension.

L’aparté : C’est une parole prononcée en présence d’un autre personnage et à son insu.
Il peut introduire une complicité avec le spectateur. Il est fréquemment utilisé dans le théâtre de boulevard.

La tirade : C’est une longue réplique d’un dialogue qui cherche souvent à convaincre ou à écraser l’adversaire.
Un exemple classique : la tirade du nez dans Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand.

La stichomythie : C’est une succession rapide de courtes répliques (affrontement…).